RUCHE de

PARTICULIER

La ruche TIPANIER appartient à Caroline du Rucher Sauvage.

Elle fait partie d'un petit rucher d'une dizaine essaims bio,

et est installée au fond de la vallée de la Dumbea,

dans un endroit préservé.

Merci aux parrains de la ruche TIPANIER

 

         Arlette HNAWANG

         Sabrina NICOLAS

         Nadine THEPAUT

         Natacha FALCO

         Serge MONTENAT

 

        

        Jean-Pierre Donato

         Marie DESWART

        Vincent GILBERT

        Anne-Christine CHAVANNE

La ruche TIPANIER est entourée de bois noirs, de tamanus des montagnes,

de goyaviers.

Les abeilles butinent les faux poivriers, letchis et manguiers voisins.

Pose de la plaque de la ruche

Début Mai 2019  dans le rucher de Caroline​

Sur le terrain, Caroline est en mode débroussaillage après les pluies pour entretenir les ruchers et éviter l humidité. 

Globalement l'hiver est là et les pontes se réduisent déjà beaucoup sur certains ruchers.
 

Caroline traite les nouvelles ruches pour les protéger.

Le traitement se fait en trempant la ruche dans un bain de cire microcristalline fondue vers 150°C, elle pénètre alors dans le bois en chassant l'humidité résiduelle.

Fin Mai dans les ruchers de Nouvelle-Calédonie

La saison fraîche a commencé à pointer le bout de son nez et le rythme change dans les ruchers. Après l'effervescence des butinages intensifs de ces derniers mois, on observe que le nombre de mâles diminue et avec lui le nombre d'essaimage.

Les apiculteurs terminent de récolter les ruches restantes et préparent l'hivernage.

Ils vont bientôt faire les visites sanitaires bi-annuelles afin de vérifier l'absence de maladies sur leur cheptel, puis ils réduiront le nombre de hausses afin de ne pas fatiguer les abeilles à réguler la température d'un volume trop important et à en assurer la sécurité contre les prédateurs et les parasites.

Ensuite viendra le temps du traitement des hausses, de leur stockage et la réparation du matériel.

Les habitants de la ruche

 

 

Une ruche compte environ 40 000 abeilles.

Parmi celles-ci on retrouve la reine, les ouvrières, les faux-bourdons.

La reine est le seul individu femelle fécond de la colonie.

Elle provient d’un œuf fécondé, identique à celui d'une ouvrière, mais la différence réside dans le fait qu'elle sera nourrit toute sa vie par des ouvrières exclusivement avec de la gelée royale.

Après un développement de 16 jours dans l'alvéole, la jeune reine va entreprendre des vols nuptiaux peu de temps après sa naissance. Elle va rejoindre un point de rassemblement où se réunissent les mâles du voisinage, assurant ainsi la diversité génétique. Elle va s’accoupler avec plusieurs mâles, en plein vol, jusqu’à ce que sa spermathèque soit remplie. Les mâles qui l’auront fécondée vont tous mourir peu de temps après l’accouplement, leurs organes génitaux ayant été arrachés. La reine va conserver tout ce sperme dans sa spermathèque et restera ainsi fécondée pour le restant de sa vie, de quatre à cinq ans. Elle pondra environ 1200 œufs par jour, c'est sa mission afin de perpétrer la survie de la colonie.

Contrairement aux ouvrières, le dard de la reine ne possède pas de crochet et ne reste pas pris dans la peau d'un animal lors d'une piqûre, ce qui lui évite de mourir. Elle peut donc piquer autant

de fois qu'elle a besoin.

Sur la photo ci-dessous la reine se trouve au centre, on la remarque grâce son abdomen plus volumineux.

L'ouvrière se développe en 21 jours et assurera, pendant ses 45 jours de vie, différentes missions en fonction de son âge et des besoins de la colonie. D'abord nettoyeuse, elle deviendra tour à tour nourrice, maçonne, manutentionnaire, ventileuse, gardienne et enfin

butineuse à la fin de sa vie.

Les mâles, appelés aussi faux-bourdon, sont élevés pendant

la belle saison seulement.

Leur rôle est de féconder les reines voisines, ils ne participent pas à la récolte du nectar ou du pollen, ayant une langue trop courte pour butiner les fleurs. Ils n'ont pas de dard, et sont donc sans défense.

Ils ne sécrètent pas de cire d'abeille, de venin ou de gelée royale.

Ils proviennent du développement d'ovules non fécondés : ils sont donc haploïdes, et n'ont pas de père.

Après un long séjour hors territoire,

Caroline est de retour parmi nous, plus active que jamais !!

Aujourd'hui 25 Juillet, c'est travaux d'hiver !!!

Les vieux cadres usagés sont placés dans une chaudière afin de faire fondre la cire. Cette dernière sera ensuite  filtrée, puis conservée dans des bacs en attendant d'être réutilisée  sur d'autres cadres.

Les corps et hausses sont nettoyés, désinfectés puis stockés dans le dock en attendant la belle saison.

Mi-Août : les abeilles vivent encore au ralenti pour l'instant.

Les températures sont remontées depuis peu de temps et la nature se réveille doucement. Les chênes bancs et grevilleas sont en fleurs et les abeilles se régalent de leur nectar (le nectar est un liquide sucré produit dans les nectaires, les organes floraux d'une fleur, pour attirer les insectes. Le nectar aromatisé des fleurs est un suc mielleux, une sécrétion riche en sucres, acides aminés, minéraux et arômes).
Les abeilles ont également absolument besoin de protéines végétales variées par le biais du pollen (source de protéines, de lipides, d’acides aminés, d’antioxydants, d’oligoéléments et autres vitamines) pour relancer la ponte et développer le cheptel. En effet durant les premiers jours de sa vie, quand elle est encore à

l'état de larve, l'abeille ne se nourrit que de pollen.

Actuellement elles commencent à en trouver dans les manguiers entre autres.

D'ici quelques semaines la colonie va pouvoir vraiment prendre son essor.

Suite des travaux d'hiver.

Sur un des précédents articles, vous aviez vu la récupération de la cire sur les cadres usagés. Caroline avait fait fondre les cires et les avaient filtrées jusqu'à ce qu'elles ne soient plus souillées. Une ruche produit généralement assez de cire pour permettre le renouvellement des cadres de cire.

Vous allez voir à présent comment elle les réutilise sur de nouveaux cadres.

Voici l'appareil qui permet de fabriquer de nouvelles plaques de cire.

Sur votre gauche, vous voyez la marmite qui est posée sur le réchaud qui va permettre de faire fondre la cire au bain-marie.

Au centre se trouve le gaufrier avec des matrices en silicone qui vont donner la forme des alvéoles aux feuilles de cire.

Caroline place une louche de cire sur le gaufrier, et abaisse le couvercle, l'excédent coule sur le réservoir devant.

Il restera ensuite à placer la feuille de cire sur le cadre filé, et il suffira de faire légèrement chauffer les fils à l'aide d'un courant électrique (petite batterie) pour que la cire soit fixée sur le cadre.

La composition du miel

Le miel est composé de 80% de sucres (fructose, glucose, maltose, saccharose, etc...), de 17% d'eau et de 3% de composés divers (acides aminés, acides organiques, protéines, enzymes, sels minéraux, vitamines, facteurs anti-bactériens, oligo-éléments..)

Fabrication du miel 

L’abeille, ou les ouvrières très exactement, butinent le nectar des fleurs qu’elles stockeront dans leur jabot. Selon la plante, le taux de sucre va différer mais aussi la couleur, grâce au pourcentage de pigments présents dans le nectar, les arômes et les vitamines. Ensuite les abeilles le ramène à la ruche où d’autres ouvrières prendront le relais. Ces dernières chargeront le précieux nectar en enzymes. Elles modifieront la composition du futur miel en agissant sur le sucre et en faisant baisser le taux d'humidité. 

Bienfaits du miel

Propriétés anti-infectieuses et antibiotiques :
Le miel est connu depuis l’Antiquité pour ses propriétés anti-infectieuses : le miel empêche la prolifération bactérienne, virale ou fongique grâce à une enzyme, la glucose oxydase, produisant du peroxyde d’hydrogène (comme dans l’eau oxygénée) qui est un antiseptique naturel. De plus, il a une faible concentration en protéines ce qui empêche les bactéries de se développer. Enfin, son acidité entrave la multiplication des bactéries, complétant son action antibactérienne. Il peut être utilisé dans cet objectif aussi bien au niveau cutané qu’en ingestion pour la sphère respiratoire ou digestive.

Propriétés cicatrisantes :
Souvent employé comme antiseptique pour soigner les plaies, le miel possède également des propriétés cicatrisantes qui justifient à nouveau son utilisation cutanée. Il empêche alors le développement des bactéries et régénère le tissu cutané afin d’avoir une bonne cicatrisation. Cette action est due à sa forte osmolarité, qui fait que le miel attire l’eau, draine la lymphe et le plasma vers l’extérieur, ce qui élimine les débris et nettoie la plaie. Le miel est donc un antiseptique et antibactérien très reconnu, qui aide à la cicatrisation des plaies.

Propriétés antioxydantes :
Grâce à la présence de nombreux flavonoïdes, le miel a un important pouvoir antioxydant, car ces derniers neutralisent les radicaux libres, ayant ainsi un effet bénéfique dans la prévention de certains cancers ou certaines maladies cardiovasculaires. On peut également noter ici que le miel « foncé », plus riche en flavonoïdes et en fructose, serait plus efficace pour ces propriétés thérapeutiques.

Propriétés énergétiques et tonifiantes :
De plus, comme il est plein de sucre, le miel est une très bonne source énergétique qui peut vous redonner un coup de fouet quand vous en avez besoin. Attention tout de même si vous êtes diabétique ou que vous surveillez votre ligne, car le miel a un pouvoir sucrant supérieur au sucre et est très calorique. 

Il contient des vitamines, des traces d’enzymes, des acides aminés et des minéraux comme le calcium, le fer, le chlore de sodium, le magnésium, le phosphate et le potassium.

C'est un produit on ne peut plus naturel.

Le miel de Nouvelle-Calédonie est le fruit du travail d’apiculteurs soucieux de pratiquer leur métier dans le respect de la tradition. 

Septembre-Octobre : les manguiers sont en fleurs en Calédonie

les faux lilas embaument les forêts de leur doux parfum

et les erythrines oranges se parent de leurs magnifiques grappes de fleurs

Octobre : dans le rucher de Caroline

La saison démarre bien et Caroline fait le tour des ruches pour les visites sanitaires. Ces visites approfondies ont lieu 2 fois dans l'année, chaque cadre est inspecté minutieusement pour déceler d'éventuelles maladies. 

Il y a encore beaucoup de travail d'atelier avec nettoyage des caisses,

fontes des brèches etc.

La semaine du 14 octobre c'est la semaine des produits locaux, les produits de Caroline du Rucher Sauvage seront mis en avant chez Biomonde

qui participe à l'événement. 

Les pains d'épices et ginger bread sont en cours de certification bio,

encore un peu de patience !!

Les récoltes de pollen sont très bonnes et le pollen est délicieux,

les préparations et le pollen sous vide vont arriver en magasin !!

Regardez la diversité des couleurs des pollens : 

Profitez d'un moment de douceur avec les produits de Caroline

Caroline a gagné la médaille d'argent en miel foncé toutes fleurs au concours des miels calédoniens en octobre 2019 !!!

Une belle reconnaissance pour tout le travail fourni !!

Félicitations !!!

Retrouvez le miel de Caroline et ses produits dérivés dans les 3 magasins de Biomonde, magasin Santé Nature et boutique en ligne Bioattitude.

Novembre 2019 : 

La sécheresse qui perdure depuis plusieurs semaines ne permet pas aux abeilles de trouver la nourriture dont elles ont besoin.

Caroline et son mari Olivier sont donc contraints de transhumer les ruches vers des zones plus nourricières.

Le déplacement se fait la nuit, lorsque toutes les abeilles sont rentrées

dans les ruches. 

Connaissez-vous le vinaigre de miel ?

Le vinaigre de miel est fabriqué uniquement avec de l'eau et du miel.

C'est un vinaigre doux dont l'acidité ne dépasse pas 5°, et qui est ainsi plus facilement toléré par l'organisme et les organes digestifs.

On y trouve une enzyme, "l'invertase", qui est présente dans le miel et qui participe à la régulation des organes vitaux (foie, pancréas). Cette enzyme est présente dans la salive des abeilles, et leur permet de transformer petit à petit le nectar en miel. L'invertase transforme le saccharose en glucose et fructose.

Le vinaigre de miel aide à réguler le taux d'acidité au sein du corps (et aide à diminuer les douleurs articulaires et celles liées à l'inflammation).

Vous pouvez tester en prenant 2 cuillères à café par jour, diluées dans de l'eau peu minéralisée, si possible avant 9h du matin.

Vous pouvez trouver du vinaigre de miel local bio de qualité

produit par Caroline, chez Biomonde, Santé Nature, Bioattitude !!

JANVIER en Nouvelle-Calédonie.

La sécheresse dure encore et encore et la vie est difficile pour les abeilles...

Les récoltes de miel sont plus que limitées et nous nous excusons d'avance pour le retard de remise des pots de miel que vous attendez tant...

Heureusement les abeilles ont de quoi butiner les cassias (aussi appelés joliment pluies d'or), et les flamboyants divers que vous voyez sur les photos ci-dessous : rouges, jaunes (d'inde), bleus (jacarandas).

Mars 2020 :

Après la sécheresse prolongée et les alertes cycloniques qui ont imposées à Caroline de sangler toutes les ruches, la saison démarre enfin et les abeilles butinent de plus belle !!!

ça sent bon le miel !!!

Trouvez la reine !!!!

Revenons sur celle sur qui repose tout l'équilibre de la colonie.

La reine est issu d'un œuf identique à celui des ouvrières, la seule différence provient de sa nourriture. En effet en étant nourrie exclusivement en gelée royale elle deviendra une reine. On comprend mieux à présent la richesse de cet aliment n'est-ce pas ?

L'abdomen de la reine est plus long que celui des ouvrières,

comme vous pouvez l'observer sur la photo ci-dessous : 

Quelques jours après sa naissance, elle part faire son vol nuptial pour être fécondée par plusieurs mâles des ruches avoisinantes, ce qui lui permet de remplir sa spermathèque pour toute sa vie. Ensuite elle ne quittera plus la ruche (sauf pour essaimer si la colonie est trop forte, ce qui signifie qu'elle part avec la moitié de la colonie).

La reine va pondre toute sa vie environ 15000 œufs par jour,

et vivra environ 6 ans. Grâce à sa spermathèque, c'est elle qui choisit lors de la ponte dans l'alvéole, si l’œuf est fécondé ou pas, ce qui fera naître une ouvrière ou un mâle.

  Les apiculteurs utilisent une couleur qui identifie l'année de naissance d'une reine, afin de connaître son âge et de surveiller les essaimages. Chaque année correspond à une couleur, cette année c'est le bleu.

Vous voyez trouvez toujours la reine ?

On augmente les difficultés sur les photos n'est-ce pas ?!!

Le marquage de la reine est une aide précieuse !!!

Allez une petite dernière maintenant !!!

Avril 2020

C'est le moment de la récolte !! Caroline a investit dans une chaîne d'extraction que vous voyez ci-dessous :

L'opercule des cadres (c'est-à-dire la couche de cire qui recouvre les alvéoles) est coupé afin d'ouvrir les alvéoles. Avec un système de centrifugation (extracteur) le miel est extrait des alvéoles. Il s'écoule ensuite dans un bac décanteur pour être filtré. Le miel finira dans  une cuve, appelée maturateur, et restera pendant plusiers jours afin que les petits débris de cire restants remontent à la surface.

Nous ferons un article plus complet ultérieurement sur ce sujet.

Pourquoi les apiculteurs s'habillent-ils en blanc ?

Outre le fait que les apiculteurs aient moins chaud en s'habillant en blanc, vous vous doutez bien que ce n'est pas la seule raison !!

La blanc apaise les abeilles, elles le distinguent plutôt en brillance

claire et voient un halo flou.

A l'opposé elles ont une méfiance nettement accrue par rapport au noir. Est-ce qu'elles ont ancré des souvenirs de prédateurs plutôt foncés nous n'en sommes pas sûrs, en tout cas elles semblent mal le distinguer,

tout comme le rouge.

Mais alors comment les abeilles voient-elles leur environnement ?

Les abeilles distinguent 3 couleurs : Le bleu, le vert et les ultraviolets.

Les autres couleurs leur apparaissent en noir.

Les dégradés de bleu et de vert leur apparaissent avec un décalage de teinte par rapport à notre vision. Par exemple le jaune leur apparait comme du vert plus ou moins pâle.

À la différence de nous, elles sont sensibles aux rayonnements ultraviolets présents dans la lumière du jour. À l’éclairage ultraviolet, les plantes révèlent des couleurs irisées et explosives très nettement différentes de celles perçues à la lumière du jour.

Les clichés révèlent également les cheminements lumineux guidant les insectes vers les organes reproducteurs des plantes, sortes de « balises » dont le rôle est semblable à celles utilisées dans les aéroports, soulignent les deux chercheurs.

Les abeilles ne voient pas dans le noir c'est pour cela que les butineuses rentrent dans la ruche à la tombée de la nuit.

En journée l'intérieur de la ruche est très sombre mais c'est par ses autres sens très développés que l'abeille se repère dans la ruche.

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