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RUCHE de

PARTICULIER

La ruche Hibiscus appartient à Nicolas

et est située à Nouméa.

Elle est sous l'ombrage délicat des grands arbres, flamboyants,

frangipaniers, faux tabac et palmiers.

C'est un écrin de verdure privilégié en pleine ville, où la proximité de la mer

donne un miel de caractère au goût unique.

Merci aux parrains de la ruche HIBISCUS

 

         Dominique APICELLA

         Loic FRETARD

        

        

        

 

         Jean-Pierre DONATO

         

        

        

        

Visite avec Nicolas le 2 Mai 2019.

Profitant enfin d'un petit moment ensoleillé, nous avons pu visiter

la ruche HIBISCUS qui se porte à merveille !!

Nicolas commence à enfumer les abeilles afin de masquer les phéromones et ainsi éviter la propagation de l'annonce de l'arrivée d'un intrus !! C'est également le signal d'un incendie et les abeilles vont se gorger de miel en vue d'un éventuel départ.

Les voilà ainsi plus tranquilles pendant qu'elles se régalent.

La tenue de l'apiculteur est blanche car les abeilles distinguent mal le blanc qu'elles perçoivent plutôt comme un halo lumineux.

Sur la photo ci-dessous vous pouvez voir un cadre de couvain,

en forme de ballon de rugby.

Au centre en bas on distingue les alvéoles de ponte, dont certaines fermées sont jaunes claires, autour il y a des oeufs et larves dans les alvéoles ouvertes. Et autour de la ponte il y a de la nourriture avec des alvéoles de pollen et de miel, ces dernières sont bien operculées

et plus foncés. 

Et ça bourdonne bien sur la planche d'envol !!!

A bientôt !!

Fin Mai dans les ruchers de Nouvelle-Calédonie

La saison fraîche a commencé à pointer le bout de son nez et le rythme change dans les ruchers. Après l'effervescence des butinages intensifs de ces derniers mois, on observe que le nombre de mâles diminue et avec lui le nombre d'essaimage.

Les apiculteurs terminent de récolter les ruches restantes et préparent l'hivernage.

Ils vont bientôt faire les visites sanitaires bi-annuelles afin de vérifier l'absence de maladies sur leur cheptel, puis ils réduiront le nombre de hausses afin de ne pas fatiguer les abeilles à réguler la température d'un volume trop important et à en assurer la sécurité contre les prédateurs et les parasites.

Ensuite viendra le temps du traitement des hausses, de leur stockage et la réparation du matériel.

Les habitants de la ruche

 

 

Une ruche compte environ 40 000 abeilles.

Parmi celles-ci on retrouve la reine, les ouvrières, les faux-bourdons.

La reine est le seul individu femelle fécond de la colonie.

Elle provient d’un œuf fécondé, identique à celui d'une ouvrière, mais la différence réside dans le fait qu'elle sera nourrit toute sa vie par des ouvrières exclusivement avec de la gelée royale.

Après un développement de 16 jours dans l'alvéole, la jeune reine va entreprendre des vols nuptiaux peu de temps après sa naissance. Elle va rejoindre un point de rassemblement où se réunissent les mâles du voisinage, assurant ainsi la diversité génétique. Elle va s’accoupler avec plusieurs mâles, en plein vol, jusqu’à ce que sa spermathèque soit remplie. Les mâles qui l’auront fécondée vont tous mourir peu de temps après l’accouplement, leurs organes génitaux ayant été arrachés. La reine va conserver tout ce sperme dans sa spermathèque et restera ainsi fécondée pour le restant de sa vie, de quatre à cinq ans. Elle pondra environ 1200 œufs par jour, c'est sa mission afin de perpétrer la survie de la colonie.

Contrairement aux ouvrières, le dard de la reine ne possède pas de crochet et ne reste pas pris dans la peau d'un animal lors d'une piqûre, ce qui lui évite de mourir. Elle peut donc piquer autant

de fois qu'elle a besoin.

Sur la photo ci-dessous la reine se trouve au centre, on la remarque grâce son abdomen plus volumineux.

L'ouvrière se développe en 21 jours et assurera, pendant ses 45 jours de vie, différentes missions en fonction de son âge et des besoins de la colonie. D'abord nettoyeuse, elle deviendra tour à tour nourrice, maçonne, manutentionnaire, ventileuse, gardienne et enfin

butineuse à la fin de sa vie.

Les mâles, appelés aussi faux-bourdon, sont élevés pendant

la belle saison seulement.

Leur rôle est de féconder les reines voisines, ils ne participent pas à la récolte du nectar ou du pollen, ayant une langue trop courte pour butiner les fleurs. Ils n'ont pas de dard, et sont donc sans défense.

Ils ne sécrètent pas de cire d'abeille, de venin ou de gelée royale.

Ils proviennent du développement d'ovules non fécondés : ils sont donc haploïdes, et n'ont pas de père.

En Août chez Nicolas.

L'activité des abeilles reste restreinte en cette période fraîche, elles vivent plutôt sur leurs réserves, et attendent patiemment les beaux jours !!

En Septembre chez Nicolas.

La saison fraîche a permis à Nicolas de s'occuper du matériel : nettoyer les hausses et les désinfecter au chalumeau, ainsi que les cadres souillés. Retraiter la cire en la faisant fondre et en la filtrant. Elle sera ainsi réutilisée sur les cadres de la prochaine saison. Une ruche fournit généralement suffisamment de cire à l'année pour renouveler les cadres. 

Avec la hausse des températures, l'activité des abeilles reprend.

On commence à trouver du couvain de mâle, signe que la colonie

se développe. 

La composition du miel

Le miel est composé de 80% de sucres (fructose, glucose, maltose, saccharose, etc...), de 17% d'eau et de 3% de composés divers (acides aminés, acides organiques, protéines, enzymes, sels minéraux, vitamines, facteurs anti-bactériens, oligo-éléments..)

Fabrication du miel 

L’abeille, ou les ouvrières très exactement, butinent le nectar des fleurs qu’elles stockeront dans leur jabot. Selon la plante, le taux de sucre va différer mais aussi la couleur, grâce au pourcentage de pigments présents dans le nectar, les arômes et les vitamines. Ensuite les abeilles le ramène à la ruche où d’autres ouvrières prendront le relais. Ces dernières chargeront le précieux nectar en enzymes. Elles modifieront la composition du futur miel en agissant sur le sucre et en faisant baisser le taux d'humidité. 

Bienfaits du miel

Propriétés anti-infectieuses et antibiotiques :
Le miel est connu depuis l’Antiquité pour ses propriétés anti-infectieuses : le miel empêche la prolifération bactérienne, virale ou fongique grâce à une enzyme, la glucose oxydase, produisant du peroxyde d’hydrogène (comme dans l’eau oxygénée) qui est un antiseptique naturel. De plus, il a une faible concentration en protéines ce qui empêche les bactéries de se développer. Enfin, son acidité entrave la multiplication des bactéries, complétant son action antibactérienne. Il peut être utilisé dans cet objectif aussi bien au niveau cutané qu’en ingestion pour la sphère respiratoire ou digestive.

Propriétés cicatrisantes :
Souvent employé comme antiseptique pour soigner les plaies, le miel possède également des propriétés cicatrisantes qui justifient à nouveau son utilisation cutanée. Il empêche alors le développement des bactéries et régénère le tissu cutané afin d’avoir une bonne cicatrisation. Cette action est due à sa forte osmolarité, qui fait que le miel attire l’eau, draine la lymphe et le plasma vers l’extérieur, ce qui élimine les débris et nettoie la plaie. Le miel est donc un antiseptique et antibactérien très reconnu, qui aide à la cicatrisation des plaies.

Propriétés antioxydantes :
Grâce à la présence de nombreux flavonoïdes, le miel a un important pouvoir antioxydant, car ces derniers neutralisent les radicaux libres, ayant ainsi un effet bénéfique dans la prévention de certains cancers ou certaines maladies cardiovasculaires. On peut également noter ici que le miel « foncé », plus riche en flavonoïdes et en fructose, serait plus efficace pour ces propriétés thérapeutiques.

Propriétés énergétiques et tonifiantes :
De plus, comme il est plein de sucre, le miel est une très bonne source énergétique qui peut vous redonner un coup de fouet quand vous en avez besoin. Attention tout de même si vous êtes diabétique ou que vous surveillez votre ligne, car le miel a un pouvoir sucrant supérieur au sucre et est très calorique. 

Il contient des vitamines, des traces d’enzymes, des acides aminés et des minéraux comme le calcium, le fer, le chlore de sodium, le magnésium, le phosphate et le potassium.

C'est un produit on ne peut plus naturel.

Le miel de Nouvelle-Calédonie est le fruit du travail d’apiculteurs soucieux de pratiquer leur métier dans le respect de la tradition. 

Septembre-Octobre : les manguiers sont en fleurs en Calédonie

les faux lilas embaument les forêts de leur doux parfum

et les erythrines oranges se parent de leurs magnifiques grappes de fleurs

Mi-octobre chez Nicolas.

Il y a un manque de nourriture à Nouméa, les abeilles ont faim, c'est pour cela que Nicolas vient de les emmener à la campagne sur Nessadiou pour butiner. 

En attendant que les petites Maya reviennent de leurs vacances, Nicolas termine de nettoyer, désinfecter les hausses et il prépare les cadres en vue des prochaines miellées.

Nettoyage et désinfection des corps de ruche et hausses avec un gros chalumeau, jusqu'à ce que le bois ait une couleur pain brûlé.

Nicolas a retraité sa cire pendant l'hiver (fonte, filtrage et mise en forme de plaque gaufrée). Il lui reste à placer les feuilles de cire sur les cadres filés et de faire très légèrement chauffer les fils métalliques (avec une petite batterie) afin que la plaque de cire se fixe en fondant.

Nicolas leur laisse toujours de l'eau à disposition dans les abreuvoirs ci-dessous, et je suis étonnée par les quantités d'eau absorbées !!

Voici une photo du site de vacances des jolies butineuses !!! 

Fin novembre : dur dur pour les abeilles !!

La sécheresse persiste et les conditions sont vraiment difficiles pour les butineuses. Elles réussissent à survivre, certaines ont besoin d'un coup de main pour résister,  mais toutes ont du mal de produire du miel... Nous attendons la pluie avec impatience...